lundi 23 décembre 2013

La Petite Fée de Noël, et après...

     Le 19 décembre a vu la naissance officielle de La Petite Fée de Noël. Je peux donc à présent vous en dévoiler un peu plus sur Gaëlle, ou Aëlwenn, selon le monde où elle évolue. Paru aux éditions Laska, ce titre est le second que je sors. Merci encore à mon éditrice pour sa confiance en mon écriture.

     Deux titres, deux romances. Mais deux romances très différentes quant à leurs genres et aux thèmes qu'elles abordent. Même si, dans les deux cas, la complexité d'aimer quelqu'un qui n'a rien de commun avec la compagne ou le compagnon qu'on imagine au départ est récurrente. 

     La première, La colline de l'oubli, s'ancre de plein pied dans la réalité historique des États-Unis de la fin du XIXe siècle. Elle raconte l'histoire d'un amour contrarié, qui ne serait pas forcément plus simple à construire de nos jours.

     La seconde, La Petite Fée de Noël, se déroule à notre époque, en France, tout en ouvrant sur un univers bien plus vaste et féérique. Elle semble d'un genre plus léger, mais si vous la lisez, vous vous apercevrez rapidement que le mélange des catégorie, classes, familles, espèces, ou quelque soit le nom que vous leur donnez, n'est pas toujours facile. Surtout lorsque la jalousie pointe son nez.

     Comme souvent, je n'ai pas pu m'empêcher de dessiner ma petite fée telle que je me l'imagine. Un peu d'aquarelle et quelques coups de feutres plus tard, je vous présente la demoiselle :

Aëlwenn ou Gaëlle, Petite Fée de Noël

     Si vous êtes curieux de découvrir un avant-goût de cette histoire, vous pouvez lire le premier chapitre  ici. Et si vous désirez connaître la suite, sachez que ce titre est à présent également en vente à l'unité. Vous pouvez ainsi l'acheter sur:

     Et comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, sachez que pendant la période des fêtes, La Petite Fée de Noël est à 2,99 au lieu de 3,99 € :

      En espérant que cette histoire saura vous enchanter, il ne reste plus qu'à convier ma petite muse à me rejoindre, pour  écrire une suite qui se centrera plus particulièrement sur un certain Joachim. Mais surtout, il faut que je remercie mes lecteurs, anonymes ou non, sans qui cette aventure ne serait pas possible pour moi.

JOYEUX NOËL A TOUS !

dimanche 15 décembre 2013

Naissance d'une fée nommée Alwënn



     Et voilà que Disney sort La Reine des Neiges ^^. Ce nouveau dessin animé à l’air d’emballer pas mal de monde. Je n’ai vu que la bande-annonce, mais c’est vrai qu’il distille un petit côté féérique. Le caractère de ce personnage sera-t-il conforme à celui que je calque sur cette étrange dame ? N’ayant pas vu le film, je l’ignore. Néanmoins, les quelques images que j’ai pu apercevoir me donnent un gros doute sur le fait que l’histoire ressemble à celle écrite par Andersen. Cependant, les studios Disney semblent vouloir mettre en scène une reine des neiges au destin contrarié. Ce qui, somme toute, illustre mon propos. 

La Reine des neiges sur une pièce commémorative biélorusse

     
     Car la Reine des Neiges, celle décrite par Andersen tout au moins, a bien été le personnage qui a fait basculer la vision enfantine et manichéenne que j’avais des fées. Dans ce conte, tout commence lorsque les apprentis d’un sorcier brisent un miroir. Et pas n’importe quel miroir. En plus d’être magique, celui-ci donne une vision un peu déformée des choses. Ses morceaux s’éparpillent, et deux de ceux-ci pénètrent les yeux et le cœur de Kay, un petit garçon qui ne pense qu’à rire et à s’amuser jusque-là. Du jour au lendemain Kay se replie sur lui-même, et ne voit aucun inconvénient à suivre la Reine des Neiges lorsque celle-ci l’accoste pour lui proposer de la suivre dans son château. La suite raconte comment Gerda, son amie, va partir à sa recherche et le retrouver après maintes aventures.

     Désolée pour Gerda, mais l’intérêt de ce conte à toujours résidé pour moi dans La Reine des Neiges. Déjà, cette belle dame tombe un peu comme un cheveu sur la soupe. En fait, on ne sait pas vraiment d’où elle arrive et ce qu’elle vient faire par là. On ne nous explique jamais vraiment qui elle est d’ailleurs, mais il devient vite évident qu’elle ne représente pas le mal tel qu’on a l’habitude de le rencontrer dans certains contes. Elle ne menace jamais Kay, ne le maltraite en aucune façon. Elle se contente de le « recueillir » en quelque sorte, pour lui offrir de vivre à ses côtés. Ce qu’il accepte sans hésitation. 

     Il arrive fatalement un moment où l’on se demande ce qu’il peut bien lui trouver. Elle est belle certes, mais la beauté ne se mange pas en confiture comme disait ma mère. Parce que bon, il faut bien reconnaître que le grand palais de cette reine n’a rien de folichon. Magnifique, mais vide et glacé. Tout comme le train de vie qu’elle lui offre. Et pourtant, malgré cet univers tristounet et aseptisé, le fait qu’elle ne cherche pas à ramener sa joie d’enfant dans le cœur de Kay, je n’ai jamais pu la détester. J’avais plutôt tendance à la plaindre, au point que je trouvais même injuste que Gerda finisse par lui retirer la compagnie de la seule personne qui égayait sa vie à la fin. Esseulée et mystérieuse, mais pas maléfique, la Reine des Neiges retournait à sa solitude hivernale. Bref, on l’abandonnait quoi.

     A la voir ainsi, je me suis toujours demandé si elle n’avait pas reçu elle-même deux morceaux de miroir dans l’œil et dans le cœur. Parce que le fameux miroir, il s’était tout de même brisé en mille morceaux si ma mémoire est bonne. Toujours est-il que la reine des neiges me semblait vraiment un personnage incompris quelque part. Elle agissait bizarrement. Sans méchanceté, mais sans l’once d’une émotion non plus. Très déstabilisant lorsqu’on est enfant ce manque de réaction affective. Et puis, ce personnage m’interpellait pour une autre raison. 

     Très vite, j’ai assimilé cette reine à une Fée. Dans l’esprit d’Andersen, je pense qu’il était d’ailleurs évident qu’elle possédait au moins un minimum de pouvoir. Sans cela, comment aurait-elle été capable de vivre dans un palais de glace sans en souffrir ? Mais une fée pouvait-elle exprimer une telle froideur ? Si elle avait été elle-même ensorcelée, oui. Telle est du moins la conclusion à laquelle j’en étais arrivée. 

     La Reine des Neiges a bien été celle qui a fait basculer l’idée lisse que je me faisais des aspirations essentiellement tournées vers le bien des fées. J’ai découvert que les contes de mon enfance cachaient en fait des êtres complexes, entrant parfois en contradiction avec ce que l’on pourrait attendre d’eux. Ayant suffisamment grandi, j’ai enfin mis le nez dans des histoires plus sombres, puisant leur scénario dans des folklores anciens. Les fées ont alors pris une dimension bien plus inquiétante, car leurs hauts faits sont loin d’être toujours synonymes de bénédiction pour les hommes. Parmi les plus célèbres, il n’y a qu’à se souvenir de Viviane, Morgane ou Mélusine, pour se rappeler que si elles agissent parfois en suivant des motivations qui peuvent sembler humaines, elles sont aussi capables de s’en éloigner de manière spectaculaire lorsque quelque chose se met en travers de leur route. Et tant pis pour celui qui se trouve sur leur trajectoire. 

     L’ambivalence des attitudes et des sentiments des fées est parfois difficile à comprendre, pour nous, pauvres humains. Ce qui les guide n’a rien à voir avec une définition restrictive du bien ou du mal. Du coup, les choix qu’elles assument nous remplissent parfois de confusion à leur égard. Un bien peu se tourner en mal, et vice versa. Ainsi en est-il de celles qui ravissent celui qu’elles ont choisi dans la forêt, et qui ne réapparaîtra plus jamais dans notre monde. Et que penser des histoires de changelin ? Oui, les fées peuvent parfois devenir effrayantes. 
 
     C’est à partir du moment où j’ai découvert cette ambiguïté que le monde de féérie a pris tout son sens pour moi. J’avoue encore m’y plonger avec passion, et il n’est pas étonnant que ma petite muse m’ait soufflé de vous le raconter. L’histoire de La Petite Fée de Noël s’inspire de plusieurs mythes et légendes que j’ai remaniés à ma sauce. Si je devais définir mon héroïne, je dirais qu'Aëlwenn, aussi nommée Gaëlle appartient plutôt au prototype de la bonne fée. Mais sa fonction, et le fait que notre monde moderne ne croit plus aux fées peut parfois rendre ses actions incompréhensibles, voire cruelles. Ce sera bientôt à vous d’en juger, et j’espère que son histoire vous apportera un moment propice pour vous rapprocher du royaume oublié de féérie.
  
La Petite Fée de Noël sort le 19 décembre 2014. 

     Exceptionnellement cet e-book sera disponible en simultané sur le site des Editions Laska et les plateformes de ventes numériques (Immatériel, Amazone, iTune, Kobo,….) dont je vous donnerais les liens menant directement à ce livre dès qu’il sera sorti.



     Si vous êtes curieux d'en apprendre davantage sur ce merveilleux conteur nommé Hans Christian Andersen, vous trouverez une excellente dissertation sur son œuvre et la liste de sa bibliographie sur le Site RICOCHET